& sometimes, people leave ...Florent We'll never forget you.

& sometimes, people leave ...Florent ♥We'll never forget you.
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Parce qu'il n'y a aucun mot pour décrire ce que je ressens. Ce qu'on ressent tous en ce moment. Florent, tu étais un mec absolument extraordinaire. Depuis trois ans que je te voyais tous les jours, jamais tu ne m'as blessée ou déçue. Je savais que je pouvais te parler, tu savais que tu pouvais me parler aussi. Quand j'étais avec toi, j'avais l'impression que tous les autres n'existaient pas. Ils nous regardaient ? & alors ? Ils critiquaient ? & alors, c'est eux les moches. Ce que j'aimais ces petits moments passés avec toi, on tenait pas un quart d'heure sans un fou rire. Flo, le roi des conneries. Du genre "Monsieur ça fait un quart d'heure que j'secoue & y a rien qui sort" (seuls ceux qui étaient en TP chimie avec nous il y a deux ans comprendront, & merci Marie de me l'avoir rappellé). Tes bruitages à sept heures du mat' devant le lycée. Tes racontages de vie qui n'en finissaient plus. Qui me dira que je suis belle & bien maquillée le matin quand j'arriverais devant le lycée ? Qui me dira que ma laque sent bon ? Qui me prendra dans ses bras ? Franchement, quel autre gay que toi aura envie de m'embrasser aussi ? x'). Si je n'me rappelle que des bons moments, c'est parce qu'il n'y a eu que ça. Jamais la moindre plus petite prise de tête. En trois ans quand même. "On est des ouuufs". Je te le dis un peu tard Flo, mais j'appréciais être la seule à avoir le droit de te critiquer ='). Ma tapette d'amour. Mon Kassos préféré. & tout ça, je pourrais plus jamais le dire à personne. Il n'y aura plus personne qui m'attendra à la barrière devant le lycée le matin. Plus personne qui m'attendra au même endroit à dix heures, ni à trois heures & demi pour la "pause clope". J'y avais jamais vraiment pensé avant, mais aujourd'hui je l'ai remarqué : sans toi, je suis perdue. Tous mes repères ont été effacés au moment où t'as décidé d'en finir. & quand t'as les mêmes habitudes depuis plus de deux ans, c'est dur d'en changer. Je pensais que tu savais que tu pouvais me parler. Que tu savais que je serais toujours là pour toi. Apparemment t'as dû l'oublier. Mais je ne t'en veux pas. J'arrive pas à t'en vouloir, bordel, de toute façon rien ni personne ne pourra remonter le temps, rien ni personne ne te fera revenir. Jamais. & je te promets que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour te rendre hommage, pour que tu sois fier de moi. Je n'laisserai jamais tomber, t'entends ? Je ne peux pas me permettre de m'apitoyer sur mon sort, je dois continuer à vivre, mais c'est pas pour ça que je vais t'oublier. Je pensais être forte, avoir appris à encaisser les coups même les plus durs, mais j'ai réalisé qu'on ne s'habitue jamais à ce genre de nouvelles. C'est pas parce que j'ai déjà un ami qui s'est suicidé que je serais blindée pour les fois suivantes. Pas du tout. Tu sais, c'est différent à chaque fois. La première fois, tu étais là. Pour me réconforter, me parler, m'écouter. Je ne pourrais plus jamais te remercier comme j'aurais dû le faire. Excuse-moi. Si j'avais su, j'aurais sans doute fait les choses autrement, mais le problème, c'est que justement, je ne savais pas. Comment est-ce que j'aurais pu m'en douter ? Tu étais heureux. Vraiment heureux, rien que le fait de te voir le matin me mettait de bonne humeur pour toute la journée. Personne ne peut imaginer à quel point tu pouvais influencer mes humeurs. Toujours positivement. & rien qu'une journée sans toi, c'est déjà une journée de trop. J'ai du mal à me faire à l'idée qu'il faudra que je m'y habitue. Que plus rien ne sera comme avant. Tu me manques déjà, & ça va empirer les prochains temps. J'ai comme une impression de déjà-vu, mais il n'y avait qu'à toi que je pouvais en parler. Tu n'aurais pas dû, Flo. On était là. On était des dizaines à t'aimer, à ne vouloir que ton bien. C'est dommage que tu ne t'en sois pas rendu compte. En tout cas, nous on t'aimera toujours. Parce qu'un mec comme toi, ça ne s'oublie pas. J'aimerais tellement me réveiller, me dire que c'était qu'un cauchemar. Parce que depuis ce matin, j'ai l'impression de vivre dans un film de science-fiction. Un monde sans toi paraît improbable. Si tu nous avais vus aujourd'hui, peut-être que t'aurais réalisé à quel point on était attachés à toi. J'ai tenu dans mes bras des personnes à qui je n'avais pratiquement jamais adressé la parole. Juste parce qu'ils t'aimaient aussi. Putain mais même là je m'rends compte que j'arrive pas à me faire à l'idée que c'est toi qui est parti. Tu vas me manquer, mon petit Flo plus grand que moi.

Je t'aime, & ça ne changera plus jamais.

Repose en paix.


Parce que sans toi y aurait jamais eu de photos comme celle-là. Merci pour tout.

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Muschuu est morte avec lui, en quelque sorte, ce 14 janvier, une semaine plus tôt que prévu. Je ne pense pas revenir ici un jour. Trop de souvenirs. & Muschuu, c'est passé. Muschuu était un jeu, une esquisse. On est le 21 janvier 2009, j'ai 18 ans aujourd'hui, & j'ai décidé de changer. Maintenant c'est ici que ça se passe.

# Posté le jeudi 15 janvier 2009 14:45

Modifié le mercredi 21 janvier 2009 17:42